Jour « zéro », le grand quotidien France -Soir, ou du moins ce qu’il en restait, est devenu totalement immatériel depuis ce matin. Pour la première fois depuis 1944 , l’édition ne sera pas sur papier, mais uniquement accessible sur le site du journal.Les manifestations, parfois virulentes, des syndicats n’y ont rien changé.
Rassemblement festif à Paris pour la journée mondiale des Indignés Manifestation à Paris des indignés à l’occasion de la journée internationale des Indignés. Le cortège est parti de la place de Clichy, le samedi 10 décembre 2011 à 14h. Une marche festive qui s’est dirigée vers Stalingrad, où s’est tenue une Assemblée Populaire. Plusieurs centaines de manifestants étaient présents d’après notre contributeur (200 selon la police), avec parmi eux les Indignés qui occupent symboliquement le quartier d’affaires de la Défense.
Devant la grande arche de La Défense, lundi 5 Décembre 2011, les indignés, en place depuis plusieurs semaines, avaient appelé à manifester en marge de la venue du Président Nicolas Sarkozy au siège du CNIT (Centre des nouvelles industries et technologies) pour l’inauguration des nouvelles rames du RER A, à quelques mètres de leur campement.
Bien mal leur en a pris. La petite douzaine de CRS permanente a été remplacée par une cinquantaine de gendarmes mobiles, qui ont formé un cordon imperméable afin de contenir toute tentative de perturbation de la cérémonie officielle par les indignés.
Aucun incident majeur n’est à déclarer. Quelques curieux et sympathisants, venus manifester leur soutien (parfois avec du café et des croissants), ont été contraints de rester dans le cercle des forces de l’ordre, ce qui les a empêché de gagner leur lieu de travail pendant quelques temps. Le dispositif policier sur l’esplanade de la Défense ne leur laissait guère espérer un autre scénario : plusieurs centaines de policiers, CRS gendarmes mobiles, policiers en civil, personnels du service de sécurité de l’état, et tireurs d’élite ont conféré au parvis de la Grande Arche, pendant quelques heures, des allures de loi martiale. Très peu de journalistes étaient là pour écouter les indignés, les médias étant plutôt présents pour assister à la venue du chef de l’état. Les seules interventions notables des forces de l’ordre ont été à destination de Congolais qui ont tenté de pénétrer bruyamment sur le parvis en scandant « Le FN, Président ! Le Congo aux Congolais ! »…